mercredi 26 novembre 2014

Jacques Le Maréchal






Extrait de ‘L’Art Visionnaire » de Michel Random aux éditions API, 1991.
… Le Maréchal (né en 1928) se caractérise avant tout par une certaine vibration des formes et de la lumière, par un trait qui perçoit dans les choses non ce qu’elles sont, mais une sorte de transparence diffuse qui émane d’elles. 


La Montagne de cristal 1970-1975





C’est aussi un maître, comme on le disait aux temps anciens, composant lui-même ses fonds, ses couleurs, son vernis. Un tableau de Le Maréchal est fait pour défier les siècles. Il possède aussi, grâce à une technique et à une longue élaboration, un éclat immatériel dans les couleurs.
Depuis sa jeunesse, Le Maréchal s’est marginalisé par une révolte permanente contre tous les mythes propres aux temps modernes : le Dollar, la Bombe atomique, le « monstre d’état », la Bêtise publique, « la gueule du paradis technique », l’avidité et la médiocrité sans mesure de tous ceux qui s’embarquent sur l’escalier mécanique du progrès.















Ses tableaux se nomment : La Cancer Bank illimited, Le Canon d’or, La Mine d’argent. On pourrait ainsi citer Le Maréchal indéfiniment. Ses gravures ou estampes s’agrémentent souvent, dans la marge inférieure, de ses propos ironiques et vengeurs.
Extrêmement apprécié d’un cercle de connaisseur, Le Maréchal continue volontairement une vie difficile, réticent à tout compromis avec l’art et l’argent facile. 











Le Monstre d'état (ou le suicide de la Bêtise publique) 1958-1960  




André Breton, qui le tenait en haute estime, lui consacra un texte élogieux à l’occasion d’une exposition à la galerie Raymond Cordier en 1960 : « Il est le seul qui sache que les visions sont une gaze encore, derrière laquelle se tapissent d’autres gazes à visions. » André Pierre de Mandiargues dit de lui : « Le Maréchal a reçu évidemment le don d’une puissance imaginaire tellement hors du commun que l’on peinerait à lui donner sur ce plan- là plus de quelques égaux à l’époque actuelle. »
                                                                          
Le Roi du monde, 1961   
 

           

Pour Ernst Fuchs : « Je le vois comme un clairvoyant qui a le don de déchiffrer les signes de notre temps. Il voit le présent et les signes du présent, avec la perspective apocalyptique. »
Le Maréchal incarne la révolte permanente qui fut celle du Grand Jeu, et implique le sacrifice de cette révolte pour retrouver les sources de la vie. …
            

 A visiter : http://www.velly.org/avec_Le_Marechal.html
                http://jjgueron.free.fr/MARECHAL-CHOIX%201.htm

Attaque à Neuilly sur Seine, acquatint 
encrier chinois
L'arrivée par la porte du jardin
L'imperceptible abîme
Un paysage d’oiseaux fantomes


2 commentaires:

  1. Bonjour, merci pour cette petite page consacrée à l'un des plus extraordinaires (mais trop peu connu) artistes de notre temps.

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    1. Merci à vous d'y avoir porté attention. Je n'avais rien trouvé sur lui à l'époque et c'est bien dommage. Bonne continuation Mr Roméo.

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