mercredi 8 août 2012

Max Walter Svanberg





Max Walter Svanberg est né le 20 février 1912 à Malmö. C’était un peintre suédois.
 En 1929, ne pouvant, comme il l’avait désiré exercer la profession de luthier, Max Walter Svanberg travailla à l’atelier qui exécutait les panneaux de publicité du cinéma Palladium. Le soir, il suit des études techniques d'arts appliqués.
En 1931 et 1932, il rejoint l’Ecole de Peinture de Scanie dont l’enseignement ne lui apportera pas grand-chose, mais il fait la connaissance de celle qui deviendra sa femme, Gunni. 







portrait d'une étoile III 1957-58
 






En 1933, il se présente à l’examen d’entrée à l’Académie des Beaux-arts de Stockholm, mais il n’est pas reçu et s’inscrit alors à l’école de peinture d’Otte Sköld.
En 1934, de retour à Malmö, il est atteint de poliomyélite et donne son congé à Sköld après l’avoir informé de son état de santé.
Il exposa ses premières œuvres en 1935 au Salon Ekström à Stockholm où il montre pour la première fois des natures mortes (fleurs) et des compositions  « fantastiques et oniriques».
Il épouse Gunni en 1940. Il aura trois enfants. 





Pärlemorkvinna 1963
 






 Il démarre le mouvement Minotaure en 1943 avec Carl-Otto Hultén, Endre Nemes et Carl O. Svensson. La critique s’est montrée à leur égard plutôt stupéfaite et quelquefois agressive. Il s’en détachera dix ans plus tard.
Toujours en 1943,  Svanberg produit ses premiers dessins imaginaires qui le mèneront vers le surréalisme.
En 1945, exposition particulière de dessins au crayon, pastels peintures à la détrempe et à l’encre de Chine, à la galerie de Gummeson à Stockholm. Catalogue préfacé par Artur Lundkvist.





max walter 1
 





Il cofonde le mouvement artistique Imaginistgruppen en 1946 avec Carl Otto Hultén, Gosta Kriland et Anders Osterlin.
En 1947 il participe à une exposition de groupe sur l'aquarelle suédoise 1925 à 1947 à l'Académie des Beaux Arts de Stockholm.
En 1949, suite à des rencontres avec Asger Jorn le mouvement Imaginisterna est devenu la branche suédoise du mouvement artistique CoBrA. 



max walter2




En 1950 il publie un album de lithographies et sera  le seul artiste scandinave invité à l'exposition internationale de Tokyo où il y reçoit un grand succès.
 En 1952, il a participé au niveau international au Troisième festival de " Contemporary Color Lithography " au musée de Cincinnati.





Max




C’est en 1953, lors de l’Exposition du Groupe Imaginiste à la Galerie de Babylone à Paris qu’André Breton verra pour la première fois les peintures de Max Walter Svanberg. Dès cet instant, des relations épistolaires s’établiront entre Max Walter Svanberg et les surréalistes. La même année, il quittera le Groupe Imaginiste, se déclarant le seul véritable Imaginiste, conformément à la définition qu’il en a lui-même fourni.
En 1954, il illustre entièrement le numéro 3 de la revue surréaliste  Médium : « Svanberg  il faut le dire, nous fait les honneurs d’un monde qui n’est autre que celui du “scabreux”, au sens le plus subversif du terme. J'ai toujours pensé, pour ma part, qu’un certain scabreux, circonscrit au plan érotique, dont nous nous extasions dans certains rêves au point d'en garder la plus cruelle nostalgie au réveil, est tout ce qui a pu donner à l'homme l'idée des paradis. »  André Breton. Hommage à Max Walter Svanberg // Medium. Communication surréaliste. - #3. – Mai 1954.
Le cordon de perles de la conversation imaginaire,1953




En 1955, André Breton a présidé sa première exposition individuelle à Paris et a salué sa vision de surréaliste et de force.
 Mais ce n’est que dix ans plus tard, en 1964, que Max Walter Svanberg rencontrera André Breton et les surréalistes parisiens, lors du vernissage du Salon de Mai.
L'élément récurrent dans ses œuvres est le corps féminin avec des éléments d'animaux et de faune. Son mysticisme érotique est souligné par les titres poétiques de ses peintures:
Le Collier de perles de la conversation imaginative(1953) 
Le cœur de la beauté ricane (1957)
Étrange Gestation, en trois phases (1960) 
Amours joueurs de la constellation possédée(1963)





Le coeur de l'intangible,1956
 


En 1958 il illustra à l'encre de Chine une édition des "Illuminations" de Rimbaud.
En 1959, M.W. Svanberg, seul, représente la Suède à l'exposition du Surréalisme international organisée par Breton à la galerie Cordier.
En 1963, le Centre des Arts de Lund consacre une rétrospective de son œuvre au cours de laquelle son talent est enfin reconnu par l'état Suédois qui lui remet un grand prix en 1966.


La grossesse étrange de la rencontre étrange, 1953

 


Le président  Georges Pompidou le fait chevalier de l'ordre des arts et des lettres en 1969. Enfin à l'occasion de son soixantième anniversaire l'Association Max-Walter-Svanberg construit un musée en son honneur à Malmö.
Il est mort le 28 mai 1994 à Limhamn.
Max Walter Svanberg aura participé à de nombreuses expositions internationales.
Il aura créé  un univers bestiaire de femmes, d’oiseaux et d’étoiles dans un espace indéterminé. Certain de ses travaux étaient comme des mosaïques de perles ou de broderies, notamment "Le Portrait d'Étoile 3", qui sera montré à l'Exposition Internationale des Surréalistes en 1959 à Paris.






La femme sombre à la rencontre de l'animal porcelainier,1959










Max Walter utilisera différents moyens d'expressions comme la gouache, le pastel, l'aquarelle, l'encre de chine, et à partir des années 1960, les collages.
Il est mort le 28 mai 1994 à Limhamn.


« Max Walter Svanberg et le règne féminin » aux éditions « Le musée de poche », José Pierre, préface d’André Breton, textes de Ragnar Von Holten et Max Walter Svanberg, 1975

http://art-deco.france.pagesperso-orange.fr/svanberg.htm








             

La bonne ménagère à la carnation de porcelaine de mon enfance,1963



1965 Grossesse étrange dans la chambre pourpre





jeudi 12 juillet 2012

Valeska Gert


 Gertrud Valesca Somes, dite Valeska Gert est née le 11 janvier 1892 à Berlin-Sud. C’est une danseuse, humoriste et une actrice  allemande.
Artiste autodidacte, elle est née dans une famille bourgeoise de Juifs berlinois. Son père, Theodor Samosch, est un commerçant né le 27 mai 1852 à Breslau. Sa mère, Augusta Rosenthal est née à Berlin le 28 novembre 1864. En 1894, quand naît son petit frère, Valentin Hans,  la famille déménage au Sud-Est de Berlin. 

 Valeska a commencé à danser à 9 ans. Elle s'est, par la suite, produite en solo dans des personnages très éloignés de la bourgeoisie, pour mieux la caricaturer. Elle peint des personnages marginaux : « Parce que je n'aimais pas les bourgeois, je dansais des personnages qu'ils méprisaient, prostituées, entremetteuses, marginaux, dépravés.» Dans l'une de ses prestations remarquables, elle exprime par son corps un cri sans son.

 
Réfractaire à toutes les écoles, elle s'inscrit toutefois dans le courant expressionniste. Sa danse, contrairement à Mary Wigman, se révèle virulente et provocatrice. Elle croque au vitriol les travers des classes moyennes et illustre le rythme frénétique de la vie moderne.
Entre 1915 et 1916, elle suit un cours d’art dramatique auprès de Maria Mossi et d’Alfred  Breiderhoff.
Le 24 février 1916, elle fait ses débuts de danseuse comme élève de Rita Sacchetto et présentera, durant une semaine, une série de numéros de danse, en soliste et avec Sidi Riha, numéros interprétés entre les projections de films.
En mars 1918, elle épouse Helmuth von Krause dont elle divorcera en 1935 à cause des lois raciales nazies.
Un an plus tard, elle épouse Robin Anderson Hay et obtient la citoyenneté britannique.
En 1919, elle côtoiera les dadaïstes berlinois.




 Valeska Gert est contemporaine de l'Allemagne des années 1920-1930. Cette dernière, humiliée par le traité de Versailles, doit faire face à de graves difficultés économiques, sociales et politiques. L'inflation fragilise les classes moyennes, l'effondrement de la production et les faillites conduisent près d'un quart de la population allemande dans une situation précaire : on constate en effet 6 millions de chômeurs. Le parti nazi se nourrira des mécontentements de la population et accédera au pouvoir en 1933. Propagande, censure de presse, autodafés, jeunesse contrôlée et antisémitisme (lois de Nuremberbeg en 1935 et ordonnance de 1938 excluant les juifs de la société allemande) constituent le paysage de l'époque. 
 
C'est dans ce contexte, qu'en 1932, Valeska Gert ouvre un cabaret à Berlin « le Kohlkopp » (tête de chou). Ses activités sont interrompues par l'arrivée des nazis au pouvoir.
En 1938, elle part pour New York et connait là bas des débuts difficiles.
 Elle  sera obligée de subvenir à ses moyens en vivant de petits boulots. 





 
Elle travaillera ensuite dans le cabaret Beggar's bar à New York. « La guerre touchait à sa fin. Berlin fut bombardée de fond en comble, ma ville, la ville où je suis née. J'en souffrais jusqu'à la moelle. J'étais atteinte dans chaque nerf. Bientôt la paix allait venir. Je n'étais plus qu'à moitié en Amérique. Je n'avais jamais eu l'intention d'y rester. Dès que les nazis seraient loin, j'y retournerais. J'aime l'Europe, ce continent à l'habitat si dense, où l'on est si proche de l'autre qu'un courant électrique passe, on l'appelle « atmosphère. »
Au printemps 1945, elle ferme le Beggar bar.










 
Elle retournera en 1947 en Europe et sera récompensée en 1970 par un ruban d'Or pour sa longue et remarquable activité dans le cinéma allemand.
L'expressionnisme allemand, dans lequel s'inscrit Valeska Gert, est un courant artistique qui se développe à partir de 1905. Il regroupe plusieurs disciplines artistiques : la danse (Rudolf  Laban, Mary Wigman, Kurt Jooss...), le théâtre (W. Hasenclever, Fritz Kortner...), la littérature (Heinrich Mann,  Georg  Trakl...), le cinéma (Robert  Wiene, Fritz Lang, Friedrich Wilhelm Murnau...), les Arts Plastiques (Edvard  Munch, Vincent Van Gogh...).




 
L'expressionnisme est la conséquence de trois ruptures : avec l'académisme, avec le nationalisme, et le naturalisme. S'agissant de la danse, le sens du mouvement sous toutes ses formes y est premier (comme la Kinésphère de Laban), hanté par ce qui le menace constamment, une paralysie qui figerait les corps et entraînerait une mort prématurée. Il s'agit bien d'arracher les mouvements à cette inertie. 



 
Valeska Gert va, au travers de sa gestualité, montrer son aversion face à la bourgeoisie et une nouvelle façon de danser. On la considère parfois comme l'une des pionnières de la danse contemporaine.
« Quand je faisais du théâtre, je regrettais la danse, et quand je dansais le théâtre me manquait. Le conflit a duré jusqu'à ce que l'idée me vienne de réunir les deux : je voulais danser des personnages. »
Son art est basé sur l'alliance du burlesque et du grotesque dans le but de provoquer. Ses solos les plus célèbres sont «la mort», «la boxe», «le cirque», «la nourrice», «la canaille», thèmes ou personnages issus de la vie quotidienne de Valeska Gert.






 
La guerre a mortellement blessé le mouvement chorégraphique allemand des années 20. Toutefois, l'héritage de ce mouvement se perpétuera à travers le renouveau de la « danse Théâtre » (Tanz Theater). Tout comme les créations de Valeska Gert, ce courant créé par Kurt Jooss, tire son essence du geste quotidien utilitaire, pour le styliser, en jouant sur les paramètres de poids, temps, vitesse et énergie.




 

S'il faut retenir une héritière, ce sera Pina Bausch (1940-2009), élève de Kurt Jooss. Chorégraphe de génie, auteur de nombreux chefs d'œuvre tels que «Café Muller» (1978), «Nelken» (1982), «Kontakthof» (1978) ou encore «Walzer». Valeska Gert, ou Mary Wigman, ont, comme beaucoup d'artistes de leur époque, influencé la danse et les chorégraphes d'aujourd'hui, parfois à leur insu.
« Mes danses ont influencé les danseurs du monde entier, ils ne le savent pas. Je veux vivre une fois morte. J'ai écrit pour cela. Peut-être que quelqu'un me lira quand je serai devenue poussière, et peut être me comprendra-t- il, et peut-être m'aimera t- il ? »








Elle est décédée entre le 15 et le 18 mars 1978 (vraisemblablement le 16) à Kampen sur l’île de Sylt. Après sa mort, en 1978, elle sera inhumée dans le cimetière de Ruhleben à Berlin.

« Je suis une sorcière », kaléidoscope d’une vie dansée, traduit et annoté par Philippe Ivernel, aux Editions « Territoires de la danse », éditions Complexes.




Man Ray - Valeska Gert, vers 1925

 A visiter: http://www.lalibre.be/culture/livres/article/169384/l-excentrique-valeska-gert.html
             


mercredi 20 juin 2012

Constant Anton Nieuwenhuys


Constant Anton Nieuwenhuys est né le 21 juillet 1920 à Amsterdam. Peintre et urbaniste néerlandais plus connu sous le nom de Constant, nom qu’il utilisera pour signer ses œuvres.  Il fonda en 1948 avec Guillaume Corneille, Karel Appel et son propre frère Jan Nieuwenhuys, l’Experimentele Groep in Holland. Il fit aussi partie du mouvement CoBrA dont il fut le théoricien en développant un programme en six points :
 
  1. Le réalisme, c'est la négation de la réalité 
  2. qui nie le bonheur sur terre nie l'art 
  3. pas de bon tableau sans gros plaisir 
  4. la civilisation admet le beau pour excuser le laid 
  5. le meilleur tableau est celui que la raison ne peut admettre 
  6. l'imagination est le moyen pour connaître la réalité.



“New Babylon”,1969
 

Il entame sa carrière dans une école d'art industriel avant d'intégrer l'Académie des Beaux- Arts d'Amsterdam. Il part ensuite pour Paris où il peint «La Guerre ».Sollicité à ses débuts par Cézanne et Picasso, il est attiré bientôt par les techniques non figuratives. Il découvre l'œuvre de Joan Miró en 1946 à l'occasion d'un voyage à Paris. Au même moment, il rencontre le peintre Asger Jorn. La conjonction de ces deux événements est déterminante. Elle va détacher Constant de l'influence cubiste puis néo-expressionniste, pour l'amener à participer à la grande aventure de Cobra.


 
 Il s'associe avec Corneille et Appel dans un «experimentele groep» et co-fonde ensuite le groupe Cobra.
Karl Appel, Corneille et Constant avec quelques poètes, se retrouvent pour expérimenter leurs idées et les publier dans la revue Reflex.
Bien que créé en réaction aux avant-gardes parisiennes, c'est à Paris, au café Notre-Dame, que Cobra est officiellement fondé le 8 novembre 1948. Pendant cette période, Constant exécute une peinture violente, parfois douloureuse, dans laquelle les animaux occupent la situation de victimes et manifestent un désir effréné de liberté.
Ainsi apparaissent, en 1949, les figures de l'Animal sorcier et du Chien ou, en 1951, celles de Femme et animal. La guerre devient ensuite le second thème de prédilection de l'artiste.



Adieu la P.
 Cette aventure ne durera que trois ans, de 1948 à 1951, mais continue à faire du bruit, aujourd'hui encore. Le groupe se disloqua en 1951. Constant s'était déjà retiré et vivait à Paris.
Farouchement opposé à l'art abstrait, Constant appelle en 1949 à « remplir la toile vierge de Mondrian même si ce n'est qu'avec nos malheurs ». Cela se traduira dans son œuvre, en 1950-1951, par l'exploration de thèmes guerriers réveillant les hantises alors refoulées par ses contemporains (Camp de concentration, 1950 ; Huit Fois la guerre, 1950-1951).
Après nous la liberté,1949

 

Il publie en 1953 un manifeste avec Aldo Van Eijck, Pour un colorisme spatial, et, durant quinze ans, il élabore des maquettes et des plans de sa ville idéale.
De 1958 à 1960, il devient membre de l'Internationale situationiste et fréquente Guy Debord. Il rompt en 1960 et se lance alors jusqu'en 1974 dans un vaste projet urbanistique utopique et merveilleux, de cité idéale «New Babylon», où la vie échapperait aux contraintes des métropoles modernes. Il s'agit d'inventer une ville nouvelle, comme Piranèse, ville-labyrinthe, ville flottante. L'idée est née de l'étude du mode de vie des gitans, qui affirment: «Nous sommes le symbole vivant d'un monde sans frontières, un monde de liberté, sans armes, où chacun peut voyager sans obstacles de l'Asie centrale à la côte atlantique, des hauts plateaux d'Afrique du sud aux forêts de Finlande.»


aquarelle

 







Projet conçu pour des habitants animés par le goût du jeu et de la fantaisie, débarrassés de l'esclavage des machines et des idéologies consuméristes. Ces projets se matérialisent par une série de maquettes, plans et documents abondant en structures géométriques et labyrinthiques. Sur ces bases, Constant rejoint le groupe situationniste et, en 1958, cosigne avec Guy Debord une déclaration sur l'urbanisme «unitaire». Ses peintures forment alors autant de propositions pour imaginer une cité idéale et visualisent cet urbanisme à venir par un chromatisme très libre d'associations, mais aussi par des formes et des compositions charpentées.






Barricade, 1949

 
Pour Constant, nous serons tous «Homo Ludens» dans une société sans chefs et sans frontières qui ne serait plus ni socialiste, ni capitaliste, une structure libre, dans un espace libre, où l'homme ne serait plus une bête de travail, mais une créature en constant regroupement et dégroupement, on n'aurait plus besoin de centralisation ni de maîtres, il faudrait juste s'assurer que les idées passent des uns aux autres. Cette société ludique serait libérée du travail manuel répétitif, qui serait confié à des robots qu'on programmerait. On ne s'adonnerait qu'à des activités qui font plaisir. Cette utopie donnera lieu à des dessins, des plans et des superbes maquettes qu'on a pu revoir à Kassel en 2002, lors de la dernière Documenta, et qui impressionnèrent beaucoup les visiteurs. La «New Babylon» joua un rôle important dans la formation des architectes des années 70.


Chat, 1949

 




A partir des années 70, Constant opère un retour sur la peinture qu’il défendra fermement malgré ses détracteurs, loin du situationnisme et de New Babylon qu'il vient de quitter, encore plus loin du Cobra de sa jeunesse.
C’est un vrai retour de Constant à la peinture, avec des séries de mises en scène picturales autour des thèmes du pouvoir, de la liberté, de l'amour. 






Constant zonder titel HGM

 Dans des espaces définis par de grands plans, l'artiste place de petits personnages en taches (La liberté insulte le peuple, 1975). Puis les personnages deviennent plus massifs (Cyrano déclare son amour, 1976) dans des tableaux de couleurs plus sombres. Illustrant des thèmes tragiques (le Procès, 1978) ou bibliques (la Samaritaine, 1984), l'artiste fait se mouvoir, dans de grands espaces, des personnages sombres aux visages presque effacés, parfois teintés de rouge.
Le Gemeentemuseum de La Haye a consacré à Constant une rétrospective de ses peintures en 1980, le Rheinisches Landesmuseum de Bonn, une grande exposition en 1986, et le Stedelijk Museum d'Amsterdam, une rétrospective en 1995-96. Constant est représenté dans les musées hollandais (Amsterdam, La Haye, Groningue) ainsi qu'à Vienne (musée du XXe siècle).



 
A l'automne 2001 une rétrospective au musée d'Antibes permettait de ressaisir le parcours du Hollandais peignant  et de mesurer, par la même occasion, l'écart immense entre l'effervescence, tantôt joyeuse tantôt révoltée des débuts et la grandiloquence des trumeaux mélodramatiques des dernières années.
Il est mort à 85 ans, le 1er août 2005 à Utrecht d’un cancer.





Deux oiseaux



Femme avec chien,1949
J’ai Visité les Ours Blancs,1948
La petite échelle,1949
L'oiseau blanc 1948
Maskierte Ungehorsamkeit

Opération collective (Situationnisme International)






Constant. Nueva Babilonia. Entrevista con Laura Stamps from Museo Reina Sofía on Vimeo.